le lion sort de sa cage
et de son pas très lent,
il se dirige vers une plage,
il va boire et il enrage
car les hommes ne sont pas loin
pleins de vices et de machins
ils sont pires que les rapaces,
ils détruisent tous ce qui passe
le canard déjà boiteux
dans la mare polluée
est aussi dégouté d’eux,
des hommes qui l’ont conspué
le lion est vite dépassé
il ira dans une cage,
au zoo puis au musée
les hommes écrivent des pages.
le canard dans sa mare,
agite ses palmes dorées
il a peur et il s’adapte,
il ne peut que s’adapter
canard de toute les frousses,
comme la vie lorsqu’elle le trousse
dans l’eau il va se noyer,
comme un ultime raté
pour que l’homme domine,
la planète et tous les temps
l’homme qui vit de rapine
et oublie les sentiments
dans le ventre de la terre,
gronde comme une révolte,
et les volcans délibèrent,
et les éléments gigotent...
l’homme insolent nucléaire,
a perdu le sens du vent
et lorsque explose la terre,
il est parti dans la lune,
c’est écrit dans la Une,
du journal du dimanche,
et encore il se déhanche
pour conquérir l’espace
pris par l’insatiable soif
d’échapper à son néant