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actualité, poésies, autres textes

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Faire de la publicité vaut mieux que lutter contre les problèmes d'obésité des enfants



Lorsque l'on voyageait aux USA,  il y a encore 20 ans, on ne pouvait qu'être choqué de voir le nombre de gens obèses et l'on pouvait se « féliciter» d' échapper en france à ce problème.

20 ans après, cette vision est moins spectaculaire car à notre  tour, nous nous habituons à voir de plus en plus de gens obèses. Le même   risque est donc désormais dans nos assiettes et beaucoup d' enfants français et d'adultes, à leur tour, sont atteints par  ce problème terrible parce qu'il ampute une part de l'avenir.

Devant cela, en France, il y a aussi la recherche de mise en oeuvre de solutions.
Au centre de  ce phénomène, la question de la publicité. Au passage, pour qui en douterait encore, la confirmation de ce que la publicité ça marche !
Déjà depuis quelques mois, nous avons droit, d'une manière générale sur les films publicitaires, à la la pub et la contre pub … avec les bandeaux qui accompagnent les films publicitaires pour nous rappeler de manger 5 fruits et légumes par jour et de ne pas abuser des produits que la pub nous présente, ce qui est une manière quand même assez confondante de concilier l'inconciliable.

Cette question des effets de la publicité sur notre alimentation, cruciale lorsqu'elle met en cause la santé future des enfants, n'empêche pas que le secteur audiovisuel soit farouchement opposé à ce que l'on se pose la question :

Ainsi l'article du Monde du 17 février 2009 qui se termine ainsi :
« Le secteur de l'audiovisuel reste farouchement opposé à toute législation dans ce domaine. La présidente de la chaîne de télévision pour enfants Gulli, Emmanuelle Guilbart, évalue la publicité des aliments pour enfants à "30 % des revenus de la chaîne".
Le CSA estime qu'une mesure autoritaire pourrait entraîner "une diminution potentielle de l'offre de programmes jeunesse", et "une fragilisation du secteur de la production d'animation française".


On comprend donc qu'il y a une lutte entre des intérêts  contradictoires. Evidemment, c'est triste d'envisager que les programmes créés pour les enfants puissent pâtir d'une baisse de la publicité. Mais franchement, est-ce que la fragilisation du secteur de la production d'animation française n'est pas moins grave que les milliers d' obèses à venir ? Il faut croire que non.

Cependant, la constatation du « risque accru d'obésité » nécessite de prendre des mesures. Cela   amène  à envisager  de renforcer les programmes pour lutter contre les problèmes liés à une mauvaise nutrition  tout en maintenant la publicité qui participe très fortement à le créer !
Jolie réponse de pure politique qui consiste pour une grande part,   à l'art de  concilier  les chèvres et les choux.

L'Etat va donc financer des programmes pour lutter contre l'obésité, tout en  maintenant la publicité pour les aliments  qui  contribue largement à causer le problème.  Voilà donc la réponse qui nous est proposée.

Car l'Etat, qui d'autre part nous explique sans cesse que la sécurité sociale nous ruine, ( comme si d'ailleurs, la sécurité sociale n'était pas créée pour nous mais qu'elle était d'abord un problème pour l'Etat)  l'Etat gère et nous, nous coûtons de l'argent ! » organise savamment les problèmes de la sécurité sociale de demain.

En l'occurrence, d'ailleurs, on va pouvoir comparer les effets de programmes nationaux pour nutrition avec la publicité pour la mauvaise nutrition et l'on constatera qui est le plus efficace !
Pub ou discours d'état ?

Le CSA , explique qu'une mesure autoritaire pourrait diminuer l'offre de programmes de la jeunesse et « fragiliser le secteur de la production d'animation française ». Oui, c'est triste, mais qu'en sera-t-il demain, lorsque cela représentera non plus 30 % des revenus d'une chaine pour enfant, mais
50 %. Cela sera encore pire, et encore un meilleur prétexte pour ne pas agir ?

Et bien dans quelques années, il sera utile de comparer les sommes dépensées pour faire de la publicité pour les sodas, boissons et aliments sucrés …. et les dépenses de l'Etat pour financer les programmes de lutte contre la mauvaise nutrition. On pourra d'ailleurs rajouter à cette comparaison les dépenses annuelles de la sécurité sociale sur les problèmes de traitement en tout genre contre l'obésité.

Il est quand même effrayant, alors que le problème est bien  identifié, alors que l'on  connait   les conséquences de ces publicités qui vont  être terribles et pendant très longtemps, qu'on ne soit pas capable  d'un peu plus de courage politique...

mais c'est ainsi que nous avançons, comme des crabes ….
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