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Il faudrait répondre à la question suivant : combien peut « décemment » gagner un « puissant ? ». Mais pour y répondre, il faut bien se poser la question.
Hors, la vision à la télévision notamment de « qui fait de l'argent » et celle simultanée de la misère dans le monde est souvent insupportable.
L'augmentation vertigineuse des ressources financières des « grands patrons », s'accompagne d'un glissement vers la captation de cet argent par les « politiques importants» dans une société où l'on explique sans cesse aux petites gens justement, qu'il n'y a plus d'argent pour financer leur santé, leur « pouvoir d'achat » a quelque chose d'insurmontablement choquant.
Quoiqu'il en soit, l'auto augmentation du Président de la République est une erreur signant « un cynisme total » et surtout renforçant en lui-même tous les arguments discréditant le personnel politique et pire encore le sens de la démocratie.
Il y a dans nos sociétés un besoin « minimal » de ressources pour faire face aux dépenses de base : se loger, manger, payer l'eau, le gaz, l'électricité et le carburant, les assurances, se vêtir... L'addition de ces besoins minimaux nécessite environ 1200 euros net par mois.
Le pire sans doute serait d'en arriver à considérer que finalement, à nouveau, la seule solution serait de « tout faire pêter ». Ce serait
l'échec d'une des grandes démocraties du monde, incapable de « faire le ménage » mais constatant que le mouvement de « captation » est inhérent aux « Hommes » , toujours insatiables et ne sachant
jamais mettre des limites...
alors, il faudrait considérer que toute organisation sociale devrait aller au bout de cette logique et ne pourrait finalement qu'exploser...qu'elle soit démocratique ou non.
Seul, le rêve de pouvoir « en être » neutralise les velléités de révolte. L'annonce explicite que seuls « quelques élus » vont pouvoir additionner des ressources indécentes est un ferment parfait
pour tout vouloir remettre en question.
La fin du cumul des mandats, c'sst la fin de cette captation financière, cet aspirateur de fric, qui a coup de 1 000 euros par ci et 1500 euros par là, pour quelques heures de travail par mois signent l'indécence de nos systèmes.
Le fait que deux mandats de vice présidents d'un moindre syndicat permettent d'avoir déjà l'équivalent d'un SMIC, souvent en ne faisant strictement rien, sinon venir à 4 réunions par an est une insulte que fait la démocratie au citoyen.
Il faudra bien accepter d'autres règles de limitation de la ressource et de son partage.
Et même si s'attaquer aux élus, est une sorte de crime de lèse démocratie, face à l'indiscible « gavage » que sont les millions d'euros que se
partagent les grands patrons, sous prétexte que cadres supérieurs, ils vivront plus longtemps que les autres...
Hors, l'ambition du fric est elle aussi sans limite.. il faut donc à elle aussi, lui trouver des limites.
Le personnel politique rétorquera qu'il ne gagne pas grand chose s'il se compare aux « grands patrons », ce qui est aussi vrai. C'est ainsi que
l'interrogation s'arrête et que ces systèmes trouvent les moyens de se proroger..
Pourtant, c'est bien en même temps que l'on accepte toujours de stigmatiser des Smicards...et les chômeurs....