le fond d’une âme noire
cultivant la rancœur,
signe d’un désespoir
né d’une immense peur
il suit son chemin
agressif ou rampant,
lourdaud, lâche à la fois
balancier d’éléphant,
il se dresse intraitable,
sur ses ergots boiteux
méchant et agressif
derrière sa citadelle
ou bien soumis et pleutre
en se croyant rebelle,
passant de l’un à l’autre
et toujours solitaire,
car en fasse de la haine,
il faut bien mieux se taire...
avec l’arme des faibles,
avide de s’affirmer
il brandit son mépris...
saisi par ses rancœurs
en exudant la peur
qu’il fasse des erreurs n’est pas imaginable
il se pense incompris
le monde s’arrête à lui
il va jusqu’à mentir
et il est souvent couard
incapable de savoir
et pour cause,
qui sait voir ?
que le fond de son être
est un champ dévasté
parfois près d’exploser
il peut être très gentil
comme pour s’ excuser
d’autant de couardise,
quand s’étale sa bétise
il répand la méchanceté
éructant des sottises
drapé dans ses humeurs
de jeune fille en fleur
les traits blancs et tirés
après une nuit blanche
totalement occupé
à construire sa rancoeur
se tourner sur lui-même
le met en face d’ un gouffre
le sens lui échappe
là ou si fort il souffre
car il ne saisit pas
que c’est au fond de lui
que cela ne va pas.
être insuffisant,
l’inquiétude le ronge
dans son regard las
les traces d’un combat,
qu’il mène vainement
pour maintenir la face,
pour construire sa place,
en ruminant sa peine,
en transformant en haine
ce qu’il ne comprend pas