Il vole et il ment sans relâche,
la mort est sa menace
il vole pour habiter le manque,
il exulte puis se planque
il terrorise les autres,
qui entrent dans le silence
et avec cette violence
il protége ses fautes,
et plus il les agresse
plus il se sent puissant
dans une forme d’ivresse
plus il est seul pourtant
puisqu’il ment tout le temps
il ne cherche pas plus loin
le bout de ses chagrins
il se sent important
il est pourtant bien vain
quand rien ne fait frontière
quand tout est possible
seul au milieu d’un fleuve
il n’y aurait plus de rives
à l’ infinie dérive..