l’idée dune belle modernité,
le sens de vrais progrès,
devant les Sans Domiciles s’efface
comme l’orgueil d’un pays se casse,
quand il n’y a plus assez de place...
dans la trentaine méditative,
l’oeil collé sur une société maladive,
qui couve ses tares et se vautre dedans,
comme ressassant indéfiniment..
honte à nous et à nos valeurs
qui s’effondrent comme jeux de cartes,
quand ressurgit à l’horizon,
un prétexte économique,
une terrible dépression,
qui nous conjugueraient cyniques
à l’aube d’un passage symbolique
pas même comme Diogène,
dans son tonneau,
cherchant dans l’austérité,
les remèdes à nos maux,
mais dans la profusion
consommant sans modération
quand on à du pognon
et oublier,
accepter comme une honte
ceux qui désormais errent
l’histoire qu’ils nous racontent
sur nous-mêmes, et colères...
Socrate souffrait de ses limites,
en quête de connaissances,
nous sommes infestés par les mites,
nourrissants la désespérance...
ou envahis par des cafards
préparant nos futurs cauchemars
je voudrais être ailleurs,
dans un pays meilleur,
ou vivent de vraies valeurs,
et non plus ici
ou dans la régression
et la compromission
on emmène au néant,
tant de milliers de gens....
Il y a pourtant une mémoire,
qui se construit à petit pas
quand elle émergera des gravats,
depuis les foyers effondrés
pour la violence en boomerang,
contre les riches et les puissants,
lorsque c’est la haine qui exprime
n’importe quoi, n’importe comment
contre ceux qui ne savent plus lutter,
pour faire vivre d’autres idées,
pour se souvenirs d’anciennes valeurs,
l’égalité ou celles du coeur,
quand il n’y a plus de grandes clameurs
on est dominé par la peur
société pétrifiée
plaintive et dépressive
qui ne fait que stagner,
le coeur dans des papiers,
pendant que dans les rues,
des clochards culs nus
se foutent d’ internet
comme de toutes les navettes
et nous lancent en pleine face,
depuis leur monde en crasse
que les hommes sont les mêmes
qu’ils peuvent rester sur terre
et panser leurs lâchetés
avant de s’exporter...
quand le pays des droits de l’homme
affiche le symbole véreux d’une pomme
perd toute sa crédibilité
en désignant ses étrangers
pour donner un cache-misère
à tous ceux qu’il désespère ...
à travers tous ces mépris
quand la lâcheté s’étale
et que monte un immense dépit
le sens de l’ avenir s’affale...
quand le corps d’un pays
sans cesse s’appauvrit....