dans la froidure du silence
les jours s’alignent sans répit
s’étirent à l’infini
l’absence,
les mots rumineraient sans fin
sur une vieille photo jaunie
les yeux s’éteignent petit à petit
l’absence rongerait sa vie
absence fidèle et bien connue
un vêtement qui revêt nu
un continent de froids regards
ne laisserait aucune issue
caché dans les replis d’un livre
dont les mots pourraient rendre ivres
l’absence devenue présence
s’échappe de multiples vies
dans la vibration du silence,
dans les lignes de tous les regards
qui traversent un être tout seul
le signe d’un nouvel hasard,
nommerait une grande peur
la peur de ce monde bizarre