J’ai eu l’occasion très récemment de comparer des prix entre différents supermarchés. Ne trouvant pas ce que je cherchais, j’ai dû aller dans 3 magasins différents. Du coup
c’était l’occasion.
Celui qui veut à tout prix comparer les prix est plus cher
Dans l’un d’entre eux, vous savez, celui qui veut absolument nous faire comparer les prix dont le nom était autrefois célèbre mais pour de bonnes raisons. Résultat, sur 2 produits ( un kilo de
pomme toutes vertes et un fromage d’une marque proche du titre d’une chanson de Fernandel ( !), il est à chaque fois plus cher.
Et pas d’une paille !+ 20 % dans les deux cas.
Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’une des formes de communication actuelle consiste à annoncer haut et fort un message « ne craint pas la comparaison des prix », le plus fort
possible, car c’est le message qui est important. La réalité, on s’en fout comme de l’an quarante. Car comme une très faible proportion de gens vont réellement comparer, on ne risque pas grand
chose. Par contre, la communication faite à ce propos fait croire que l’on est des gens biens. Elle installe une image.
Bref, on sous entend l’inverse de ce que l’on fait et cela ne pose pas plus de problèmes que ça. Dur, dur, quand même.
En plus, ce que je trouve le plus terrible, c’est que probablement, ça marche. La pub, ça marche, c’est ça qui est déroutant.
Par contre, je vais chez son concurrent ( le nom est synonyme de bide additionné à une affaire de ski ( ordre inversé)) fait en moment une campagne pour expliquer que l’on n’attend pas
plus de 10 minutes aux caisses. Ce jour là, j’attends 20 minutes. Je le fais gentiment remarquer à la caissière qui me dit : à oui, mais en fait les dix minutes concerne celles entre le
moment où il manquerait un prix sur le produit acheté et le moment où on viendra nous le dire à la caisse.
Ah bon, fallait le deviner lorsque l’on voit leurs belles affiches. J’avoue que je n’y aurais pas pensé. C’est subtile comme pub !