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actualité, poésies, autres textes

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pessimisme

La société n’est pas très attentive aux engagements sociaux des uns et des autres.

 

Qe l'on évoque  l’accompagnement des gens pauvres, malades, handicapés ou vieillissants, il semble s’agir plus que d’un pensum technocratique que de véritables projets humanistes.

 

Les projets humanistes sont aujourd’hui « ringardisés » et ceux qui y « croient » vraiment semblent être de doux idéalistes égarés dans un monde de rationalisation affective et budgétaire.

 

Pourquoi la société  a-t-elle produit cette évolution  pendant les cinquantes dernières années ? c’est sans doute une question qu’il est nécessaire de se poser.

 

Pourquoi, la génération «   soixante huitarde » a-t-elle « accouché » d’une sorte d’abandon, d’usure, d’obsolescence des valeurs  qui l’a  fondaient ?

Pourquoi les enthousiasmes se sont-ils noyés dans le fric ? ou  la bien pensance ?

 

Ce serait comme si ceux qui énoncent, pensent les situations, ou les vivent n’y croyaient pas vraiment eux-mêmes sinon marginalement, comme une forme de résistance.

 

Les « valeurs » sont écrasées par la nécessité énoncée, rationalisée, de faire toujours tout plus vite, de traquer les temps « perdus » à être dans de la vie, de rationnaliser les gestes, les paroles et même les pensées, pour ne faire que comptabiliser , peser, mesurer, tout cela en raison notamment des coûts qu’il faut  à tout prix « maitriser » devenu l’obsession/ prétexte .

 

Les coûts sont l’argument permanent, ressassés année après année, les coûts finissent par assécher toute forme de projet , par user tout engagement personnel, par éroder même jusqu’aux désirs d’humanité au nom d’une « objectivation » permanente.

 

Les valeurs sont réfugiées dans des chartes, des projets rédigés, comme si le fait de les avoir écrits dispensait de les mettre en mouvement dans le quotidien.

 

La course au temps « perdu » est cousine de la course à l’argent, à la notoriété, à la vitrine de l’autosatisfaction. Les cadres du social sont de « grands responsables »  de cette évolution car au lieu de penser sur leurs structures, ils s’en servent  comme d’un moyen pour se promouvoir… et lorsque l’argent n’est pas la clef  ( notamment pour toutes les professions payées à l’acte), c’est la promotion personnelle qui va devenir le moteur principal de l’action.

 

Mais plus encore que les cadres du social, qui probablement ont été portés, au moins à un moment donné, par un engagement personnel, ce sont les cadres administratifs qui contribuent à l’obsolescence des projets conduits dans toutes les structures.

 

Totalement ignorants des réalités, ils ne fondent leurs approches que sur la rationalisation des chiffres, l’application des textes et sur le pouvoir qu’ils détiennent dans la plus totale ignorance et la plus parfaite  indifférence à ce qui fait la vie quotidienne de gens qu’ils ne rencontreront jamais  (sauf si un jour, leur propre parents par exemple est concerné) car ce n’est pas leur champ d’intervention.

 

C’est peut-être aussi parce que c’est la société de spectacle qui domine, la société ou ce qui peut importer avant tout, est de figurer sur une estrade dans un colloque, de faire partie de commissions régionales, ou nationales, ou mieux encore, nec plus ultra  de « passer à la télévision ». Ce qui compte n’est pas  d’être porteur d’un projet mais de sa représentation sociale, éventuellement théorisée dans un livre qui ne prouve jamais que les idées développées sont   actées sur le terrain.

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