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Les histoires de pédophilies reviennent en permanence sur le devant de la scène.
On cherche à comprendre pourquoi, alors que la motivation d’abstinence des jeunes gens qui s’engagent « au service de Dieu » est sans doute « vraie », voire un peu exaltée lorsqu’ils ont vingt ou trente ans, elle peut se transformer dans cette dérive criminelle, d’autant plus criminelle qu’elle se tourne vers des enfants pour en abuser.
A vrai dire, ces histoires de pédophilie, remettent en permanence sur le devant de la scène, la question de la sexualité d’hommes qui peut-être, déjà au moment de leur engagement à la chasteté cherchent à contrôler des « attirances » qu’ils soupçonnent en eux et qu’ils veulent annihiler. Ce qui est probable, c’est que l’abstinence à laquelle ils s’engagent ne doit que renforcer leurs désirs et leurs tourments.
N’est-il pas nécessaire de reconnaître que l’abstinence sexuelle est une sorte de pari perdu d’avance et que pour éviter ou réduire le nombre de ces « affaires » terrifiantes, d’autant plus terrifiantes lorsqu’elles s’étalent sur 20, 30 ou 40 ans, avec ce qu’elles supposent de « roueries », de perversité, de mensonges, de drames que de concevoir qu’il serait nécessaire pour les catholiques d’autoriser la sexualité des prêtres et/ou des religieuses ?
La pédophilie, est plus qu’une sexualité, c’est une sexualité perverse… cette perversion n’est-elle pas très directement fille de l’abstinence impossible ?
Alors que même l’abbé Pierre a reconnu ce « pêché », alors que sœur Emmanuelle en a parlé, les catholiques ne sont-ils pas prêts collectivement à accepter la co-existance d’un engagement religieux avec cette « réalité sexuelle » qui concerne tout le monde ?
En fait, l’abstinence obligée, dès le plus jeune âge, semble être une charge trop lourde pour bon nombre de prêtres ou de religieuses qui ne savent pas, au même titre que chacun d’entre nous ce que les 50 ou 60 ans de vie à suivre vont leur réserver…Les catholiques doivent le reconnaitre car autrement, leur bandeau sur les yeux, ils cautionnent l'inacceptable...
Et les histoires de pédophilie illustrent comment « avec la meilleure foi du monde » on peut construire le pire…