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actualité, poésies, autres textes

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prime à l'engagement

Ce qui peut être vraiment choquant, dans la fonction publique particulièrement, c'est le fait que des personnes qui parfois ne font pas grand chose « bénéficient » du système quasiment au même titre que ceux qui s'investissent.

..En effet, ce que l'on entend trop souvent, même s'il faut toujours prendre cela avec précaution, c'est le « dégoût » de celui qui est toujours là, qui s'implique, qui prend son métier très à cœur, lorsqu'il compare sa fiche de paie avec celui qui est connu pour être un « tire au flanc ».. Ce qui peut être destructeur, dans la fonction publique, c'est que cela peut durer pendant des décennies... et finir par tirer tout le monde vers le bas..

Aussi, plutôt qu'une prime au mérite, il faudrait évoquer une prime à l'investissement ou bien une prime à l'engagement.

Cependant, ce qui prendrait sans doute encore plus de sens pourrait être de mettre en place des logiques permettant de « limiter » des effets mécaniques d'avancement de carrière lorsque quelqu'un ne semble « qu'utiliser le système » par rapport à celui qui sert de son mieux ses concitoyens. Alors il s'agirait de bloquer un avancement aujourd'hui « mécanique » afin de redonner du sens à l'effort individuel, à la reconnaissance...
Il faudrait qu'entre celui là et celui qui s'implique vraiment , il puisse y avoir une différence significative en terme de niveau de salaire en fin de carrière pour qu'une meilleure dynamique puisse exister dans la fonction publique.

On sait cependant, que toute codification en ce sens est difficile. Car de toute façon, estimer un engagement relève d'une certaine subjectivité... pourtant, si l'on s'en tient au fait de bloquer les abus flagrants, alors cela peut permettre de redonner parfois un peu plus de sens à l'action de ceux qui sont exemplaires ?


Cela doit donc être manié avec extrêmement de précaution, et il faudrait pouvoir convenir d'une qualité d'engagement de manière paritaire, de ce qui pourrait être des limitations d'avancement en cas de service « non rendu », « insuffisamment rendu »... avec deux objectifs, celui de réfréner des abus mais aussi avec celui « d'encourager et de reconnaître » ceux qui s'investissent vraiment et qui rendent des services inestimables..

Des modalités d'intégration qui font que malgré les règles de concours, l'accès se fait fréquemment grâce à une « connaissance » bien placée...

Dans la fonction publique, d'autres logiques s'avèrent choquantes, en tout cas, lorsque l'on est dans une société de manque d'emploi : c'est la logique de la « bonne relation » .
Que cette logique de « connaissance « fonctionne » est parfaitement humain, ce qui devient difficile à accepter c'est lorsqu'elle créé une sorte de frontière à qualité inégale, entre celui qui va s'en sortir socialement grâce à cette « protection » et celui qui continuera sa « galère » parce qu'il n'a pas de bons relais personnels..

Modifier cet état de fait est sans doute un des enjeux de la professionnalisation et d'une optimisation du service public.

Même si cette règle ( ?) non édictée disparaissait, elle contient aussi en germe, une déshumanisation toujours plus forte de la société. En effet, y toucher consiste à totalement dépersonnaliser les fonctions, les emplois, à retirer des marges de manœuvre qui maintiennent quelques zones d'intégration pour des gens et donc des familles fragiles.


La question principale reste bien de trouver une place pour travailler, une capacité d'intégration pour toutes les fragilités qui existent dans un société et la question des minimas, sous forme par exemple de revenu minimal de vie est un impératif parallèlement à une volonté d'optimiser...

Ce serait le seul moyen qui conjuguerait une nécessité de rationnaliser pour plus de qualité sans créer de désespoir supplémentaire car à force d'optimiser et bien on ne fait que renforcer les mécanismes qui créent une société à deux vitesses...
Au moment où la courbe démographique s'inverse et ou donc, le chômeur devrait se raréfier, les deux enjeux, d'un côté une optimisation de l'autre une attention pour qu'il y ait une place pour tous doivent pouvoir se conjuguer un peu mieux aisément...

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