Au fond subsiste l’enfant inconsolable
dont la souffrance est toujours palpable
autrefois quand fut commis l’irréparable
il vit dans une solitude insondable
que faire avec ? et comment avancer ?
sinon subir le temps et puis le voir passer,
déjà tout étonné
de rester dans le monde,
déjà tout étonné
de trouver chaque seconde
la force d’exister
portant son regard sur les jeux de la rue
spectacteur infaillible d’ émotions corrompues,
comme si entre l’amour et l’estime de soi
existait pour toujours un grand vide tout froid
rien ne saura réparer cet outrage,
qui filtre la mémoire et tue les émotions
même si subsiste le plus grand des courages
pour tenir et aller en l’absence de raisons