le vent plie tous les roseaux
il aspire vers le grand large
et j’irai jusqu’à la marge
pour rattraper les oiseaux
prendre enfin un envol
contourner toutes les tempêtes
dans le vent de la parole
qui retrouve des airs de fêtes
lorsque tes bras me saisissent
quand la mort se met en veille
quand mon corps se réveille
alors si la vie insiste
dans le tumulte de l’amour
lorsque tombent les barreaux
quand le corps soudain exulte
être assis au bord des mots