dans le vent des connaissances
qui grandissent et se balancent
depuis la religion à la télé
les sectes pour se replier
l’art pour se sublimer aussi
et moi, j’erre blessée dans la vie
sans réponse, il faut continuer
sur le sentier de la culture
supposer les sens cachés
dans les replis de la nature
les philosophes restent indécis
moi j’erre navrée dans la vie
naviguer parmi les sens
qui évoquent toujours l’absence
laissant le coeur à nu
et moi, j’erre encore dans les rues
quand dans son âme sourdent
des questions abyssales
que nul ne peut résoudre
qui pourtant restent cruciales
dans le temps et l’infini
moi, j’erre perdue dans la vie
l’homme sans fin s’agite
quand il avance dans le temps
comme un frondeur ou en rêvant
moi, j’erre toujours en doutant
lorsque s’écoule la vie
l’homme est dans sa solitude
bercé par les incertitudes
moi j’erre comme d’habitude
le mystère restera-t-il entier,
à quoi servirait d’exister ?
sans plus de raisons que mes ainés
moi, je n’ai d’autres choix que d’ errer....