il parle de lui-même,
dit son incertitude,
marquée de solitude,
il utilise ce je,
qui l’embarrasse tant,
un je plus, un je moins
incontournables pourtant
le double je devient
dans une quête sans fin
le je d’un double jeu
dont l’un fait malheureux.
et l’écouter parler,
entendre décrire une vie,
où il est enfermé,
il lui manque des clefs
les mots tournoient sans fin
ils décrivent une impasse
ils implosent et sont vains
lorsque rien ne se passe
ils parlent sans relâche,
d’un être dans la détresse
ils expriment sans cesse
les souffrances qu’il rabâche
au fond d’une pensée
lorsqu’elle est défaillante,
pour des blessures criantes
que nul ne sait panser