il apparait au sommet d’une route de sable,
et brille intensément comme un filament bleu
quand le souffle est coupé devant tout ce mystère
rester pétrifié, ne pouvoir que se taire
l’océan alors vous envoie des embruns
des odeurs mêlées, de violents parfums
issue de profondeurs, et portés par le vent
la tête tourne alors envahie d’air salin
l’océan est capable d’ absorber les bateaux,
les usines les gratte-ciel, de tout anéantir
lorsqu’il roule interminablement ses flôts
océan si puissant qu’il ne peut pas mentir
quand les rouleaux culminent, que se lève la tempête
dans les tumultes de l’eau de mer originelle
ils envoient dans la vie des vagues universelles
aux mots de la nature, à ses grands éléments
et l’homme nucléaire redeviendrait enfant
ballotés par les flôts de nos imaginaires
aimantés par l’odeur des sels de la mer
les océans si vastes, superbement géants
pousseraient vers la terre des ondes de néant
aller vers ce mystère et puis suivre les vents...