Moi, comme beaucoup de gens sans doute, je suis très choquée du niveau de ressources de l’ex entraineur de l’équipe de France de rugby.
En plus, il entraine, il perd, il devient secrétaire d’Etat. Le président de la République devrait en tenir compte s’il est cohérent avec ce qu’il dit. Ca c’est du
libéralisme ! « le libéralisme des perdants »
D’ailleurs, ça ressemble fort à la manière dont les « possédants » s’organisent entre eux pour monopoliser toutes les « bonnes places ».
Il entraine, il gagne. La, on se dirait. Bon, il n’est pas très agréable, il s’exprime mal, mais il sait mobiliser pour gagner. Il aurait donc un talent particulier. Allez, pourquoi pas.
Mais alors là, il est désagréable, il s’exprime mal, il nous fait perdre et il devient secrétaire d’état ? Le président nous dit : le meilleur à la meilleure place. Oui, la, le Président, il
devrait changer son fusil d’épaule et recruter l’entraineur de l’équipe d’Afrique du Sud.
Moi, d’ailleurs, je n’ai jamais compris ce qu’on lui avait trouvé à cet entraineur. Depuis des années, il ne gagne pas vraiment grand chose et plus surtout, on a l’impression qu’il a réussit à
aseptiser progressivement le jeu de l’équipe de France. Facile à dire, après la bataille. J’aurais du le dire avant. Mais depuis longtemps, je le trouve antipathique mais je ne l’aurais pas
dit. Cela n’avait pas beaucoup d’importance. Il n’occupait pas assez de place pour que la question se pose. C’est en apprenant qu’il allait être secrétaire d’état que j’ai commencé à
m’interroger.
D’autre part, on apprend qu’il serait concerné par des affaires financières pas très claires ? C’est pas étonnant, il ressemble plus à un prédateur qu’à un type qui a du charisme. Vous me direz,
il aurait gagné, on se tairait, on se terrerait et vous auriez raison. On baisserait les yeux en se disant, bon, faut le subir celui là aussi.
Une république des paillettes, des sunlights, des types pas nets, de grandes gueules et de cartons pâtes.. une république du pognon qui décide de trancher dans les retraites de ceux qui gagnent
péniblement de quoi boucler leurs fins de mois. Une république de ceux qui vendent du dentifrice, des lunettes, des pots de yaourt, tout cela faisant office de talent.
Pourras-t-on aller un peu, derrière le miroir qui brille pour trouver des gens plus modestes, un peu plus besogneux, qui ont vraiment l’intérêt des autres dans la peau ?
Oui, une république des grandes gueules, des « faiseurs », une république de pots de yaourts, de gens qui ne savent pas aimer, sinon eux-mêmes.
A quand des projets, ne serait-ce que pour limiter d’augmentation des écarts de revenus, mais ce serait anti-productif nous explique-t-on. Il est possible aujourd’hui, de s’entendre dire
que si les riches n’étaient pas extrèmement riches et de plus en plus riches, alors les pauvres seraient encore plus pauvres. CQFD.
Vivement que l’on ait digéré la fin du communisme pour pouvoir envisager ( sans passer pour des irréalistes) à nouveau des lendemains mieux équilibrés pour les moins biens lotis d’entre
nous..